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Méthode d’examen

L’expression orale du TEF IRN : 10 minutes, deux parties, la méthode

Dix minutes, deux situations. Dans la première, c’est vous qui posez les questions ; dans la seconde, c’est vous qui conseillez. Ceux qui se trompent de rôle perdent l’épreuve en trente secondes.

9 min de lecture4 sources officiellesMis à jour le 9 octobre 2026

Le format officiel : 10 minutes, deux rôles opposés

L’expression orale du TEF IRN dure 10 minutes, réparties en deux sections de 5 minutes. Le format a changé le 1er avril 2025 — les deux sections ont été inversées par rapport à la version précédente — et voici celui qui s’applique aujourd’hui, publié par le certificateur, Le français des affaires — CCI Paris Île-de-France.

SectionDuréeConsigneVotre rôle
Section A5 minutesTéléphoner pour obtenir des informationsVous POSEZ les questions
Section B5 minutesAider un(e) ami(e) à prendre une décisionVous CONSEILLEZ et vous argumentez
Format publié par Le français des affaires (CCI Paris Île-de-France) depuis le 1er avril 2025.

L’erreur fatale : se tromper de rôle

Tout tient dans la dernière colonne. En section A, le candidat qui attend qu’on l’interroge perd son temps de parole : c’est lui qui doit mener l’échange. En section B, celui qui se contente de répondre par oui ou non ne conseille personne. Ces deux contresens-là coûtent plus de points que n’importe quelle faute de grammaire.

Section A : téléphoner pour obtenir des informations

Vous appelez un organisme — une salle de sport, une école, une agence, un service — pour vous renseigner. Vous avez cinq minutes, et un objectif simple : repartir avec des informations. Donc poser des questions, en enchaîner, et relancer.

Le déroulé en cinq temps

  1. 1Se présenter et annoncer l’objet. « Bonjour, je vous appelle au sujet de… », « Je souhaiterais avoir des renseignements sur… » Dix secondes, mais elles cadrent l’échange.
  2. 2Poser la question principale. Celle qui vient du sujet. Ne la gardez pas pour la fin.
  3. 3Enchaîner sur les questions pratiques. C’est là qu’on remplit les cinq minutes.
  4. 4Faire répéter ou reformuler. « Pardon, vous avez dit quatorze ou quarante ? », « Donc si je comprends bien, il faut… » Ce n’est pas une faiblesse : reformuler est une compétence de communication, et cela vous donne du temps.
  5. 5Remercier et clôturer. « Je vous remercie beaucoup pour ces informations. Bonne journée. »

La banque de questions à préparer d’avance

Quel que soit le thème tiré, les mêmes six questions fonctionnent presque toujours. Apprenez-les, et vous n’aurez plus jamais de silence en section A :

  • Les horaires : « Quels sont vos horaires d’ouverture ? »
  • Le prix : « Combien cela coûte-t-il ? Y a-t-il des tarifs réduits ? »
  • Les conditions : « Quelles sont les conditions pour s’inscrire ? »
  • Les documents : « Quels documents dois-je apporter ? »
  • Les délais : « Combien de temps faut-il compter ? »
  • La suite : « Faut-il prendre rendez-vous ? Que dois-je faire ensuite ? »

Les trois formes de question, à varier

Poser six fois « Est-ce que… ? » donne un échange plat. Alternez les trois constructions :

  • L’intonation : « Vous êtes ouverts le samedi ? »
  • « Est-ce que » : « Est-ce que vous êtes ouverts le samedi ? »
  • L’inversion : « Êtes-vous ouverts le samedi ? » — c’est la forme la plus soutenue, et celle qui marque le niveau.

Le registre, ici, est le vouvoiement : vous parlez à un professionnel que vous ne connaissez pas.

Section B : aider un ami à prendre une décision

Changement complet de situation. Un ami hésite — déménager ou non, accepter un poste, s’inscrire à une formation, acheter quelque chose. Vous avez cinq minutes pour l’aider à trancher. Vous tutoyez, et vous prenez position.

Le déroulé en cinq temps

  1. 1Montrer qu’on a compris la situation. « Donc si je comprends bien, tu hésites entre… » Dix secondes qui prouvent votre compréhension orale autant que votre expression.
  2. 2Poser une ou deux questions. « Qu’est-ce qui te retient ? », « C’est important pour toi, le salaire, ou plutôt le temps de trajet ? » Conseiller sans questionner, c’est imposer.
  3. 3Donner son avis, clairement. « À ta place, j’accepterais », « Moi, je te conseille de… ». N’ayez pas peur de choisir : l’indécision ne remplit pas cinq minutes.
  4. 4Justifier avec deux arguments. « D’abord parce que… Et puis, ça te permettrait de… » C’est le cœur de l’épreuve.
  5. 5Répondre à l’objection et conclure. Votre interlocuteur va résister : c’est prévu. « Je comprends ton inquiétude, mais… », puis « Penses-y, et dis-moi ce que tu décides. »

Les formules de conseil, du plus doux au plus net

  • « Tu pourrais peut-être… » — suggestion prudente.
  • « Si j’étais toi, je… » — avec le conditionnel, qui marque le niveau.
  • « Je te conseille de… », « Je te recommande de… »
  • « À mon avis, le mieux serait de… »
  • « Tu devrais vraiment… » — le plus affirmé.

Le conditionnel est votre meilleur allié

« Ce serait », « tu pourrais », « je ferais », « ça te permettrait » : le conditionnel est le temps naturel du conseil, et c’est aussi un marqueur de niveau que l’on n’atteint pas par hasard. Préparez-en cinq, employez-les.

Cinq minutes, minute par minute

Cinq minutes paraissent interminables quand on n’a rien préparé, et beaucoup trop courtes quand on a trop à dire. Avoir un découpage en tête évite les deux écueils : vous savez où vous devriez en être.

Section A — l’appel

TempsCe que vous faites
0 – 0 min 30Bonjour, présentation, annonce de l’objet de l’appel.
0 min 30 – 2 minLa question principale, puis une relance sur la réponse obtenue.
2 – 4 minLes questions pratiques : prix, horaires, documents, délais.
4 – 4 min 30Reformulation de ce que vous avez compris, pour vérifier.
4 min 30 – 5 minRemerciement et clôture.

Section B — le conseil

TempsCe que vous faites
0 – 0 min 30Reformuler la situation : « Donc tu hésites entre… »
0 min 30 – 1 min 30Une ou deux questions pour cerner ce qui compte pour votre ami.
1 min 30 – 2 minVotre avis, annoncé clairement.
2 – 4 minVos deux arguments, développés.
4 – 5 minRéponse à son objection, puis conclusion.

Le repère des deux minutes

Dans les deux sections, la moitié du temps doit être franchie avant d’entrer dans le cœur du sujet — questions pratiques en section A, arguments en section B. Si à deux minutes vous en êtes encore aux présentations, accélérez ; si vous avez déjà tout dit, c’est qu’il faut approfondir plutôt que conclure.

Les six erreurs les plus fréquentes

  • Répondre au lieu de demander, en section A. Le réflexe scolaire. Relisez la consigne : c’est vous qui appelez.
  • Monologuer en section B. Conseiller est un dialogue. Posez au moins une question à votre ami.
  • Le silence. Plutôt que de se taire, verbalisez : « Attendez, je réfléchis… », « Comment dire… », « C’est une bonne question. » Vous gagnez trois secondes et vous restez dans l’échange.
  • Parler trop vite. La vitesse ne fait pas le niveau. Un débit posé, avec des pauses aux bons endroits, se comprend mieux et s’entend mieux.
  • Se tromper de registre. Vouvoyer son ami en section B, tutoyer l’organisme en section A : les deux sont pénalisants, et les deux sont évitables.
  • S’arrêter avant la fin du temps. Cinq minutes, c’est cinq minutes. S’il reste du temps, posez une question de plus, ajoutez un argument.

S’entraîner, et le jour de l’examen

L’oral est la seule épreuve qu’on ne peut pas préparer en silence. Le certificateur propose d’ailleurs ses propres conseils de préparation à l’épreuve d’expression orale du TEF. Trois habitudes, dix minutes par jour :

  • S’enregistrer. Avec un téléphone, sur un sujet inventé, cinq minutes. Se réécouter est désagréable et extrêmement efficace : on entend ses tics, ses blancs, son débit.
  • Chronométrer. Cinq minutes paraissent très longues quand on n’a rien préparé, et très courtes quand on a trop à dire. Il faut avoir ressenti les deux.
  • Parler à quelqu’un. Un vrai interlocuteur réagit, interrompt, résiste — ce qu’aucun exercice écrit ne reproduit. C’est précisément ce que nous faisons en séance.

L’expression orale est l’une des quatre épreuves du TEF IRN, avec la compréhension orale (20 questions, 20 minutes), la compréhension écrite (20 questions, 30 minutes) et l’expression écrite (30 minutes). Les quatre se passent le même jour, en présentiel : c’est une condition posée par l’arrêté du 22 décembre 2025 pour qu’une attestation soit recevable dans une demande de nationalité. L’attestation est valable deux ans.

Où se passent les épreuves

À Rosny-sous-Bois, 46 bis rue d’Estienne d’Orves (93110), dans notre centre d’examen habilité depuis deux ans. Nos centres de Gagny (93) et de Sarcelles (95) sont des centres de formation : on y prépare l’épreuve, on ne l’y passe pas. Les dates sont publiées sur la page des prochaines sessions, et la formule formation et examen la même semaine existe pour ceux qui ont déjà le niveau et veulent juste la méthode.

Questions fréquentes

Vos questions

Combien de temps dure l’expression orale du TEF IRN ?

Dix minutes au total, en deux sections de cinq minutes chacune. C’est le format publié par le certificateur depuis le 1er avril 2025.

Quels sont les sujets de l’expression orale du TEF IRN ?

La section A consiste à téléphoner pour obtenir des informations : c’est vous qui posez les questions. La section B consiste à aider un ami à prendre une décision : vous conseillez et vous argumentez. Les consignes sont stables, seuls les contextes changent.

Faut-il vouvoyer ou tutoyer pendant l’épreuve ?

Les deux, mais pas dans la même section. En section A vous appelez un organisme : vouvoiement. En section B vous parlez à un ami : tutoiement. Se tromper de registre est pénalisant et facile à éviter.

Que faire si je ne comprends pas la question ?

Faites répéter ou reformulez. « Pardon, pouvez-vous répéter ? » ou « Donc si je comprends bien… » sont des actes de communication normaux dans un échange réel, et ils vous laissent le temps de réfléchir.

L’accent est-il un problème au TEF IRN ?

L’épreuve évalue votre capacité à communiquer en situation : poser les bonnes questions, vous faire comprendre, argumenter, réagir à votre interlocuteur. Un débit posé et une intonation claire servent cette communication bien davantage que la recherche d’un accent parfait.

Sources officielles

Nous sommes un organisme de formation, pas une administration : chaque règle citée ci-dessus renvoie au texte qui la fixe. En cas de doute sur votre situation, c’est le texte officiel et votre préfecture qui font foi.

L’oral ne se prépare pas seul

C’est la seule épreuve où il faut un interlocuteur en face. Commencez par mesurer votre niveau : le test en ligne est gratuit, il détermine le volume de préparation utile, puis vous choisissez votre date de session.

Une question ? Écrivez-nous sur WhatsApp — nous répondons aux candidats du lundi au samedi.