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Déroulement des épreuves

Les 12 mises en situation de l’examen civique : les seules questions qui ne sont pas publiées

Sur les 40 questions de l’examen civique, 28 sont des questions de connaissance, et le ministère en publie la liste. Les 12 autres sont des mises en situation, et celles-là ne sont pas rendues publiques. Elles décident pourtant d’un tiers de votre note.

8 min de lecture7 sources officiellesMis à jour le 9 octobre 2026

28 questions publiées, 12 qui ne le sont pas

L’examen civique compte 40 questions, et le ministère de l’Intérieur précise leur répartition sur sa page « Informations générales sur l’examen civique » : 28 questions de connaissance et 12 mises en situation.

Les 28 premières sont publiques. Le ministère en publie la liste, mot pour mot, pour la mention CSP et pour la mention CR. Les 12 autres, non : en tête de ces mêmes listes, il écrit que les questions de mise en situation « ne sont pas rendues publiques ».

Questions de connaissanceMises en situation
Nombre2812
Part de la note70 %30 %
Liste publiéeOui (mentions CSP et CR)Non
Ce qui se réviseLe contenu exact des questionsUn raisonnement, pas des réponses
Répartition indiquée par le ministère de l’Intérieur sur sa page « Informations générales sur l’examen civique », relevée le 9 octobre 2026.

Nous ne connaissons pas ces 12 questions, et personne ne les connaît

Il faut le dire net, parce que des sites prétendent le contraire : aucune liste de mises en situation n’est diffusée. Un site qui vend « les 12 questions de mise en situation » vend soit des questions inventées, soit des questions périmées. Ce que cette page vous donne, c’est la logique de ces questions — et c’est, de fait, tout ce qui est utile.

Ce qu’une mise en situation teste réellement

Une question de connaissance demande : « quelle est la devise de la République française ? ». Une mise en situation demande : « vous êtes dans telle situation, que faites-vous ? » — ou « qu’est-il permis de faire ? ». La première interroge une mémoire, la seconde une application.

C’est logique au regard du texte. L’arrêté du 10 octobre 2025 fixe un programme en cinq domaines dont le dernier s’intitule « vivre dans la société française » : ce n’est pas une liste de faits, c’est une capacité à se conduire selon des principes. On ne peut pas l’évaluer en demandant une date.

Les cinq domaines, lus comme des situations

  • Principes et valeurs de la République → une situation où la laïcité, l’égalité ou la liberté d’expression est en jeu.
  • Système institutionnel et politique → une situation où il faut savoir à qui s’adresser : la mairie, la préfecture, un tribunal, un élu.
  • Droits et devoirs → une situation où l’on subit ou l’on constate un manquement : discrimination, non-respect d’une obligation.
  • Histoire, géographie et culture → le domaine le plus factuel, donc le moins représenté dans les mises en situation.
  • Vivre dans la société française → le cœur de cet exercice : école, santé, travail, logement, voisinage, services publics.

Les fiches par thématique du ministère, accessibles sur formation-civique.interieur.gouv.fr, suivent exactement ce découpage. C’est le support de révision le plus proche de ce que les mises en situation demandent.

À quoi ressemble une mise en situation

Les deux exemples qui suivent sont rédigés par nous

Ils sont construits à partir des cinq domaines du programme officiel pour vous montrer la forme de ces questions. Ce ne sont pas des questions d’examen, et nous n’en possédons aucune.

Exemple 1 — domaine « droits et devoirs »

« Un propriétaire refuse de vous louer un logement au motif de votre origine. Que pouvez-vous faire ? »

  • A. Rien : un propriétaire choisit librement son locataire.
  • B. Signaler une discrimination, qui est interdite par la loi.
  • C. Proposer un loyer plus élevé.
  • D. Demander à la mairie de vous attribuer ce logement.

Ce qui est évalué n’est pas une connaissance juridique fine, mais un principe : la discrimination est interdite, y compris dans l’accès au logement, et il existe des voies pour la signaler — voir la fiche service-public.gouv.fr sur la discrimination au logement. La proposition A est le piège classique : elle décrit une liberté réelle (choisir un locataire) pour en déduire une faculté qui n’existe pas (choisir selon l’origine).

Exemple 2 — domaine « vivre dans la société française »

« Votre fille de 13 ans vous dit qu’elle ne veut plus aller au cours de sport. Que devez-vous faire ? »

  • A. La dispenser, c’est votre décision de parent.
  • B. L’y envoyer : l’instruction est obligatoire et le sport fait partie des enseignements.
  • C. Demander une dispense définitive au directeur.
  • D. Changer d’établissement.

Même mécanique : la question ne demande pas de réciter la loi sur l’instruction obligatoire, elle demande de savoir ce qui prime entre une préférence personnelle et une obligation collective. C’est la clé de presque toutes les mises en situation.

La méthode : trois questions à se poser, dans cet ordre

Puisqu’on ne peut pas les apprendre, il faut un raisonnement qui marche sur n’importe laquelle. Celui-ci tient en trois questions, et il traite la grande majorité des cas :

  1. 1Quel principe est en jeu ? Égalité, laïcité, liberté, respect de la loi, obligation scolaire, solidarité. Une mise en situation met toujours un principe à l’épreuve — le nommer élimine en général deux propositions sur quatre.
  2. 2La réponse respecte-t-elle la loi ET les droits des autres ? Une proposition qui arrange la personne mais lèse quelqu’un d’autre est fausse, même si elle paraît pratique.
  3. 3Y a-t-il une institution compétente ? Mairie, préfecture, école, tribunal, inspection du travail, Défenseur des droits. Quand une proposition cite la bonne institution, c’est souvent elle — et les propositions « ne rien faire » ou « se débrouiller seul » sont presque toujours fausses.

Les trois réflexes qui font perdre des points

  • Répondre ce que vous feriez vraiment. La question ne porte pas sur votre habitude, mais sur ce que la loi et les principes républicains prévoient. Les deux peuvent diverger, et c’est le second qui est noté.
  • Choisir la réponse la plus conciliante. « Discuter à l’amiable » n’est pas toujours la bonne réponse : quand un droit est en cause, la bonne réponse est de le faire valoir.
  • Confondre liberté et faculté. C’est le piège de l’exemple 1. Une liberté réelle ne permet pas tout : elle s’arrête là où commence un droit protégé.

Ne laissez aucune case vide

Il n’y a pas de point négatif : une mauvaise réponse et une absence de réponse valent toutes deux zéro. Avec un seuil à 32 sur 40, vous n’avez que huit erreurs de marge — une case vide en consomme une pour rien.

Où réviser, et pourquoi c’est gratuit

Les mises en situation ne se révisent pas par cœur, mais elles se travaillent — en lisant les documents qui exposent les principes dont elles sont tirées. Tous sont publiés par l’État, tous sont gratuits :

  • Les fiches par thématique du ministère : formation-civique.interieur.gouv.fr. Les cinq domaines du programme, dans l’ordre du programme.
  • Le livret du citoyen, pour la mention naturalisation : immigration.interieur.gouv.fr. À ne télécharger que depuis un site en .gouv.fr.
  • Les listes officielles de questions de connaissance (CSP et CR) : elles ne portent pas sur les mises en situation, mais elles révèlent les thèmes sur lesquels le ministère insiste — et les mises en situation puisent dans les mêmes thèmes.

Le ministère précise d’ailleurs lui-même que la consultation de ses contenus pédagogiques ne conditionne pas la réussite à l’examen : ce sont des ressources, pas un passage obligé. Pour le format complet de l’épreuve, voir notre article sur son déroulement ; pour les thèmes et des exemples de questions de connaissance, notre guide « Les questions de l’examen civique ».

Rappel : nous ne dispensons pas la formation civique

La formation civique de 24 heures relève du contrat d’intégration républicaine et elle est délivrée exclusivement par l’OFII. MYSTORY est un centre d’examen habilité : nous faisons passer l’épreuve, et nous préparons les candidats qui le souhaitent. Voir notre article sur le CIR.

Questions fréquentes

Vos questions

Qu’est-ce qu’une mise en situation à l’examen civique ?

C’est une question qui décrit une situation de la vie courante et demande ce qu’il convient de faire, ou ce qui est permis. Elle n’évalue pas une connaissance à restituer mais la capacité à appliquer un principe : égalité, laïcité, respect de la loi, obligation scolaire, droits et devoirs.

Combien y a-t-il de mises en situation à l’examen civique ?

12 sur les 40 questions, d’après le ministère de l’Intérieur. Les 28 autres sont des questions de connaissance, dont la liste est publiée pour les mentions CSP et CR.

Peut-on trouver la liste des mises en situation de l’examen civique ?

Non. Le ministère de l’Intérieur écrit explicitement que les questions de mise en situation ne sont pas rendues publiques. Tout site qui prétend diffuser cette liste diffuse des questions inventées ou périmées.

Comment se préparer à des questions qu’on ne connaît pas ?

En travaillant les principes dont elles sont tirées, et en appliquant un raisonnement constant : identifier le principe en jeu, vérifier que la réponse respecte la loi et les droits des autres, et repérer l’institution compétente. Les fiches par thématique du ministère et le livret du citoyen sont les supports les plus proches.

Les mises en situation sont-elles plus difficiles que les questions de connaissance ?

Elles ne sont pas plus difficiles, elles sont d’une autre nature : on ne peut pas les apprendre par cœur. En revanche, elles sont rarement techniques — la bonne réponse découle presque toujours d’un principe républicain simple plutôt que d’une règle juridique précise.

Faut-il répondre même quand on hésite ?

Oui, toujours. Il n’y a pas de point négatif : une mauvaise réponse et une absence de réponse valent toutes deux zéro. Avec un seuil à 32 bonnes réponses sur 40, chaque case vide consomme une des huit erreurs de marge sans rien rapporter.

Sources officielles

Nous sommes un organisme de formation, pas une administration : chaque règle citée ci-dessus renvoie au texte qui la fixe. En cas de doute sur votre situation, c’est le texte officiel et votre préfecture qui font foi.

Huit erreurs de marge. Autant travailler les 12 bonnes questions

Les mises en situation décident d’un tiers de la note et ne s’apprennent pas par cœur. Nos sessions d’examen civique ont lieu à Rosny-sous-Bois du lundi au samedi : choisissez votre mention et votre date, et réglez en ligne.

Une question ? Écrivez-nous sur WhatsApp — nous répondons aux candidats du lundi au samedi.